“alea jacta
est”. J’ai atterri à Kinshasa ce mercredi
matin.

Nous sommes
jeudi soir et il est bien trop tôt pour me lancer dans une interminable description
de mes impressions sur la RDC et sur mon rôle au sein de la Fondation Damien.

Je dirai
simplement que du point de vue professionnel mes sensations sont excellentes. L’équipe,
l’accueil, le cadre, la fonction, pas de soucis majeurs en vue.

Quand aux
premières impressions de la RDC, il est en effet trop tôt d’autant que je n’ai
pas encore vraiment au l’occasion de quitter le cadre de la Fondation Damien.
Néanmoins, ce
que l’on ressent d’emblée c’est un espoir énorme chez les Congolais. Après de
nombreuses années de guerres qui, rappelons-le, auraient fait plus de 3
millions de victimes, il y a ici comme une forme de dynamisme particulier, un
enthousiasme et une certitude que l’avenir sera bien plus favorable.

Ce qui
frappe aussi, c’est l’omniprésence des ONG et des institutions internationales comme
l’ONU. C’était d’ailleurs déjà perceptible dans ma recherche d’emploi puisque
près d’un tiers des postes à pourvoir concernaient la RDC. Le retour d’une
situation politique propice y est certainement pour beaucoup.
J’imagine que cela posera question à terme si
l’on considère le nombre d’emplois locaux créés par ces organisations. Mais considérant
les besoins aujourd’hui, pour la plupart d’entre-elles, leur présence ne pourrait être remise en
question. De ce point de vue, je me réjoui également du choix de la Fondation
Damien qui fait ici un travail en profondeur, dans une transparence totale, avec
une grande humilité, et avec une politique d’investissement extrêmement bien
maîtrisée.

Enfin, comment
donner mes premières impressions sans mentionner l’accueil des Congolais, leur
gentillesse, et leur volonté de participer à la construction de ce nouveau Congo
avec tout leur cœur.