L’objectif spécifique de la Fondation Damien est de
renforcer les capacités de lutte contre la Lèpre et la Tuberculose.

Nous apportons donc un appui aux programmes nationaux (PNT
et PNEL) en terme d’organisation, de médicaments et de formation. Mais, en
coordination avec ces programmes, la Fondation Damien soutient également
directement 14 coordinations provinciales dans le pays et donc l’ensemble des
zones de santé et centres de santé qui en dépendent. Ceci représente près de
deux tiers du pays et permet chaque année de détecter et de soigner plus de
60000 tuberculeux et 5000 lépreux.

Cependant, la coordination nationale de la Fondation Damien
à Kinshasa (CONAT) est la seule structure qui dépend directement de la
Fondation, l’ensemble du personnel des coordinations provinciales et des zones
de santé est soutenu et supervisé par la Fondation, mais ce sont par contre des
agents de l’Etat. Ceci permet d’assurer une continuité des activités qui, à
terme, pourront se poursuivre de manière autonome.

Notre coordination nationale est composée de quatre
départements qui jouent chacun un rôle bien précis.

La direction médicale apporte une assistance dans la
définition et l’exécution des stratégies lèpre et tuberculose, assure le suivi
des données épidémiologiques et des besoins en médicaments, supervise et forme
les médecins et infirmiers dans les provinces et zones de santé.

La direction des ressources humaines gère bien sûr les
agents de la coordination nationale, mais assure aussi le suivi des agents dans
les structures de l’Etat appuyées par la Fondation Damien.

Le direction financière veille au respect des budgets et
contrôle chaque franc congolais dépensé, que ce soit au niveau national, au
niveau provincial ou dans les zones de santé. De sorte que toute fraude est
virtuellement impossible.

Quand au département logistique dont je suis donc le
responsable, je reviendrai bien évidement plus en détail sur son rôle.

Le comité de direction compte 6 membres (3 médecins
congolais, 1 responsable des ressources humaines congolais, la responsable financière
expatriée, et moi-même, le responsable logistique expatrié moi aussi).

En résumé, on peut dire que la Fondation Damien fait ici un
travail en profondeur qui est généralement reconnu par les congolais de la rue.
Non pas parce que la Fondation Damien veille à sa visibilité, bien au
contraire. Mais bien parce que beaucoup connaissent au moins un proche qui a
souffert de la Tuberculose et a reçu des soins grâce à l’appui de la Fondation
Damien.